Portrait d’usager du vélo #23 – Agnès

Avec la série «Portrait d’usager du vélo», nous donnons la parole aux habitants des Alpes-Maritimes pour qu’ils nous fassent part de leurs expériences à vélo. Si vous souhaitez vous aussi partager votre expérience, contactez-nous par le formulaire ci-dessous !

Accompagner les enfants à l’école ou éviter les embouteillages ? Agnès et son mari partagent un vélo et les jours d’utilisation. Un VAE qui remplace aussi la voiture dans les petits trajets du week-end pour le plus grand plaisir des enfants.


Présentation

Prénom : Agnès

Âge : 39 ans

Situation familiale : Mariée, 2 enfants

Ville : Antibes

Profession : Ingénieur à Sophia Antipolis

Vient au travail à vélo depuis : Décembre 2016

Vélo & accessoires

Marque/ modèle de vélo :

VTC électrique Giant Explore. Après avoir crevé 3 fois le premier mois, on l’a équipé de pneus Schwalbe marathon plus smartguard et depuis plus de problème, on vérifie juste régulièrement pour enlever les morceaux de verre incrustés dans le pneu et qui pourraient s’enfoncer dedans à la longue.

Giant Explore, un vélo tout chemin électrique

Éclairage (Avant/Arrière) :

D’origine.

Sécurité (casque, écarteur, klaxon, accessoires réfléchissants) :

Casque, sonnette, gilet réfléchissant, gants le plus souvent.

J’ai comme projet de rajouter quelque chose de bien visible et clignotant pour cet hiver.

Vous êtes plutôt sac à dos ou porte-bagage & sacoches :

Grandes sacoches fourre-tout, type voyage à vélo.

Trajet domicile-travail

Pourquoi avoir décidé de prendre le vélo pour aller au travail ?

Bouchons, pollution… Si on avait plus de solutions pour éviter d’être seul dans sa voiture, tout le monde s’en porterait mieux.
J’ai déjà pris le vélo pour aller travailler auparavant, mais c’était plus facile quand j’habitais Biot, que j’avais 10 ans de moins, pas d’enfants à récupérer à heure fixe et une douche à l’arrivée…
Cette obligation de prendre la voiture me pèse depuis des années et finalement le vélo électrique a rendu ce trajet possible dans mes critères de temps et d’effort.
A défaut de me permettre de faire du sport (pas de douche, trop de gaz d’échappement : j’utilise beaucoup l’assistance), prendre le vélo me permet de bouger un peu en marge d’un travail très statique. Le trajet est rapide, ce qui compense le fait qu’il est urbain et pas plus agréable que ça.

À quelle fréquence venez-vous travailler à vélo ?

Je partage le vélo avec mon mari, donc 2 à 3 fois par semaine. L’un de nous prend le vélo, l’autre accompagne les enfants.

Quelle est la distance domicile-travail parcourue et la durée ?

Environ 6 km, 20 minutes à l’aller et 15 au retour.

Que transportez-vous (repas, ordinateur, vêtements de change, enfants, …) ?

Trousse à outils, antivol, lampe frontale, un peu d’eau, une petite trousse de toilette, en été un t-shirt de rechange et un gilet pour la clim au boulot.
Ensuite, avec un VAE et de grandes sacoches, il n’y a pas de limites : repas, courses, instruments de musique, casque vélo des enfants… 

Qu’est-ce-qui vous plaît le plus dans le fait d’aller au travail à vélo ?

Ne pas prendre ma voiture! Et le plaisir de rouler, de prendre un peu l’air. Mais mon trajet n’étant pas très nature, c’est surtout d’éviter les embouteillages.

Le matin, je pars à l’heure que je veux.

Le soir… Comment décrire ça ? Disons que mettre plus de 30 minutes pour faire 6 km, en utilisant un engin qui pèse plus d’une tonne pour transporter moins de 100 kg, ça me rend complètement chèvre (et même chèvre rôtie en été, notre deuxième voiture n’ayant pas la clim).
Pour moi, prendre le vélo est un peu éprouvant car je ne suis pas très à l’aise, je suis peut-être un peu trop consciente qu’il y a moyen de se faire très mal! Mais la sensation de liberté est incroyable : je me déplace quand je veux.

Les bouchons aux abords de Sophia et la piste cyclable pour les éviter.

Connaissez-vous d’autres personnes qui se rendent à leur travail à vélo ?

2 ou 3 collègues seraient tentés, au moins une fois de temps en temps, mais comme on n’a pas accès à des douches, il faut être plus que motivé. Ce n’est pas impossible, un autre collègue vient à vélo malgré tout!

Quand vous n’y allez pas à vélo, comment allez vous à votre travail ?

Comme j’accompagne les enfants, je prends la voiture. A trois sur un vélo, je l’ai fait quand ils pesaient moins lourd mais c’était sur un trajet court et sur piste cyclable, ce qui est loin d’être le cas pour leur école maintenant.

Quelles sont les raisons qui font que certains jours vous ne venez pas à vélo ?

Je m’abstiens en cas de pluie ou de temps menaçant – les automobilistes ont suffisamment de mal à voir les cyclistes quand la visibilité est excellente et la pluie rend les peintures blanches des chaussées très glissantes. Je m’abstiens aussi en cas de fatigue, le retour dans la circulation demande de l’attention. Mais ce ne sont pas des jours perdus pour le vélo : sauf en cas de très mauvais temps, mon mari est ravi de me prendre mon tour!

Qu’est-ce qui pourrait vous faire venir plus souvent à vélo ?

Je ne peux pas condamner mon mari aux bouchons tous les jours, il faut que je partage! Et avec le stress causé par la circulation le soir, le rythme de 2 à 3 fois par semaine me convient.

Avez-vous une anecdote à partager ?

Je vais régulièrement de Sophia à Valbonne le soir. L’hiver dernier, entre les travaux de la rue Caquot et ceux du Val Martin, je ne supportais plus ce trajet, je devais partir de plus en plus tôt du travail pour passer mon temps dans les bouchons…

Donc, premier dimanche avec le vélo, je vais repérer le chemin, je mets 20 minutes, parfait. Puis, soir de semaine, je prends quand même un peu de marge et en route ! Oh là là…
C’est comme ça que je me suis rendu compte que le soir (heure d’hiver), sur certaines pistes cyclables (non éclairées) de Sophia, les rares portions qui ne servent pas de parking grouillent de piétons tout de noir vêtus. En slalomant pour les éviter, j’ai appris à me méfier de la minuscule loupiote qui indique le cycliste tentant de slalomer en sens inverse, alors qu’il y a à peine la place de se croiser…
Ouf, un peu de solitude m’attend sur la piste du Bruguet, mais j’avais les nerfs déjà un peu éprouvés, je me serais bien passé de ce sanglier dans mes phares !
Ca y est, voilà Valbonne et bientôt le retour à la civilisation…
Sauf que là dans le noir je ne reconnais rien, je n’ai pas pris de frontale, toutes les routes se ressemblent et les panneaux sont en hauteur et sur les côtés, vraiment pas du tout dans l’axe de mon phare.
Bon je suis arrivée finalement, au bout de 45 minutes, un peu secouée, à moitié motivée seulement pour le retour mais pas le choix !

Mais au retour justement, après m’être de nouveau perdue dans Valbonne, quand les premières lampes de Sophia sont apparues en haut de la piste… ma journée de boulot était très, très loin derrière, je me sentais un peu une âme d’aventurière. Et pourquoi pas après tout ?
Maintenant la frontale reste dans la sacoche, et j’évite certaines pistes « cyclables » pour prendre la route. Et j’étais contente de voir arriver l’heure d’été !

Vue sur l’arrière pays depuis l’avenue St Philippe.

A posteriori, pourquoi décidez-vous de vous déplacer à vélo ?

Mes motivations n’ont pas changé à posteriori ! Eviter la voiture, bouger un peu, gagner en liberté et en temps de trajet.

Equipement sur le lieu de travail

Votre lieu de travail propose-t-il :
  • Des parkings sécurisés ?
  • Des vestiaires/douches ?
  • Des casiers pour stocker vos affaires ?
  • Un lieu pour faire sécher vos affaires ?

Rien de tout cela ! Mais il y a des arceaux à vélo pratiques.

Votre équipement

Haut : un tee-shirt dès que la température le permet, un pull ou une veste à manches longues.
Bas : chaussures fermées, pantalon. Entre les voitures et les grosses descentes, je me sens assez vulnérable, je préfère avoir des habits couvrants même s’ils sont fins (et de toute façon c’est ma tenue pour supporter la clim au boulot).
En cas de pluie: je prends la voiture.
Quand il fait froid : une veste gore-tex très légère, une polaire trop grande qui descend bien bas dans le dos, un bandeau, un foulard, des gants de soie plus des mitaines en laine, dans les cas « extrêmes » de grosses chaussettes de laine qui montent aux genoux. Oui je suis un peu frileuse, et pas trop attachée à mon look 🙂 .

Entretien du vélo

Qui fait l’entretien de votre vélo ? Magasin de cycles, grande surface, vous-même, atelier participatif…

On ne l’a pas depuis longtemps, on n’est pas encore rodés. Mon mari se charge de l’entretien courant et nous allons à la boutique Antibes Cycles où nous l’avons acheté pour des révisions régulières.

A quelle fréquence entretenez vous votre vélo ?

On a fait la première grosse révision au bout de 9 mois, mais on aurait dû y aller avant, le vélo avait déjà roulé plus de 1500 km !

Vos autres trajets à vélo

Votre vélo vous sert-il à d’autres trajets ?

Le vélo électrique a remplacé avec bonheur mon vélo sans assistance ou ma voiture pour les petites courses et les descentes en ville. Oubliées les galères de stationnement et les côtes décourageantes! Les commerces de « proximité », trop loin à pied, sont enfin facilement accessibles.

Boulangerie, boucherie, fruits et légumes, pharmacie, superette… à 3 minutes de vélo, c’est moins de temps qu’il n’en faut pour se garer.

Il a aussi rendu possible les déplacements avec les enfants car je n’aurais pas envisagé le poids d’un follow-me sans assistance : maintenant nous prenons les vélos pour aller à la plage, au stade, au centre aéré, chez le coiffeur… Les enfants adorent ça, et pour moi c’est très important de leur montrer concrètement que même si la voiture est confortable et souvent pratique, ce n’est pas un choix obligé pour tous les déplacements.
Voilà, on n’aurait pas acheté un VAE juste pour ces petits trajets, mais c’est un vrai plus dans la vie quotidienne. Et le VAE est aussi un vélo de loisir, pour faire un tour le week-end ou prendre l’air pendant les vacances !

Le VAE, ou comment accompagner les vrais sportifs quand on a zéro entraînement 😉

A quelle fréquence utilisez vous votre vélo ?

Sauf météo contraire, le vélo sert tous les jours en semaine, régulièrement le week-end.

Avez-vous essayé le voyage à vélo ?

Un long voyage n’est pas au programme. Pour mes vacances, je préfère les paysages de montagne et à vélo c’est bien trop pentu, surtout en famille!

Si vous deviez donner un conseil à quelqu’un qui envisage d’aller au travail à vélo, quel serait-il ?

Quelqu’un qui a envie de prendre le vélo pour se déplacer mais qui est découragé par les côtes ou la longueur du trajet doit absolument essayer un vélo électrique. C’est bluffant comme machine ! Les côtes se grimpent sans effort.
Autre plus, démarrer très rapidement et accélérer facilement, même en côte, est très sécurisant quand on roule au milieu des voitures.
Le VAE permet aussi d’adapter son itinéraire, puisqu’une côte ou un peu de distance en plus ne font pas une grosse différence.
Temps de déplacement maîtrisé, transport d’affaires facile, balades sans fatigue… selon votre style de vie le VAE a peut-être une place à prendre plus grande que vous ne l’imaginez, qui justifiera son prix élevé.
Quand on commence à s’en servir, on ne peut plus s’en passer!

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

Je voudrais parler d’un système que j’ai utilisé pour emmener mon fils à l’école à vélo quand il avait environ 4 ans.
Il s’agit d’une petite selle qui se fixe sur le cadre d’un vélo « femme ». Ce système a de gros avantages par rapport à un siège arrière :
– Le centre de gravité de l’enfant est proche de celui de l’adulte, le vélo est très stable, l’enfant monte quand l’adulte est en selle.
– L’enfant monte et descend seul, plus de temps perdu à attacher des harnais et courroies tout en espérant que le vélo ne bascule pas…
– Permet de transporter un enfant plus grand et un peu plus lourd que sur un siège arrière suspendu, et éventuellement un deuxième enfant sur un siège arrière, mais attention au poids!
– Ca avait été un investissement très raisonnable, 30 ou 40 euros si je me souviens bien.

En contrepartie, ce n’est pas très confortable pour l’adulte qui pédale un peu en canard, donc c’est plutôt pour de petits trajets et la selle peut gêner quand on pédale sans enfant.

PS: là c’était un essai pour la photo, sinon je porte toujours mon casque bien sûr !

Nous avons acheté notre kit chez un vendeur e-bay allemand et il comprenait, outre la selle, des cale-pieds à fixer sur la fourche du vélo adulte, et une protection pour s’assurer que l’enfant ne mette pas les pieds dans les rayons : un système complet, pas dangereux et pratique, bien mieux et bien moins cher que ce qu’on trouve à la vente en France : on se demande bien pourquoi ?
Je me dis que ce témoignage peut inspirer des parents car à l’époque, nous avons eu du mal à trouver un système qui nous convienne, et celui-ci a été très facile à installer, parfait pour mon garçon grand pour son âge et mon vieux vélo un peu trop petit !


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