Portrait d’usager du vélo #13 – Serge

Avec la série «Portrait d’usager du vélo», nous donnons la parole aux habitants des Alpes-Maritimes pour qu’ils nous fassent part de leurs expériences à vélo. Si vous souhaitez vous aussi partager votre expérience, contactez-nous par le formulaire ci-dessous !

 

Serge est un vélotafeur aguerri (il a commencé en 1995) qui nous livre un témoignage montrant que le trajet depuis et vers le travail peut être source de plaisir. Il prend son vélo tous les jours de beau temps pour se rendre à Sophia Antipolis plusieurs fois par semaine depuis Le Bar sur Loup.

 


Présentation

Prénom : Serge

Age : 45 ans

Situation familiale : marié, 2 enfants

Ville : Le Bar Sur Loup

Profession : Ingénieur à Sophia Antipolis

Vient au travail à vélo depuis : 1995

Vélo & accessoires

Marque / modèle de vélo :

Mon vélo est un VTT Haibike Xduro, motorisation Bosh 36V sur batterie 11 Ah.

VTT Haibike Xduro RX 2013

Éclairage (Avant/Arrière) :

Arrière : led clignotant 3lm – Avant : led 4000 lm.

Sécurité (casque, écarteur, klaxon, accessoires réfléchissants) :

Casque BMX, avertisseur AirZound3 120 dB à air haute-pression.

Vous êtes plutôt sac à dos ou porte-bagage & sacoches :

Sac à dos, les sacoches ne conviennent pas au tout-terrain.

Trajet domicile-travail

Au départ, pourquoi avoir décidé de prendre le vélo pour aller au travail ?

Pour améliorer ma qualité de vie, être moins sédentaire, pratiquer le VTT, voir chaque jour la forêt et sa faune, parler avec les gens que je croise, fuir les routes et les bagnoles.

À quelle fréquence venez-vous travailler à vélo ?

Tous les jours sans pluie, été comme hiver.

Quelle est la distance domicile-travail parcourue et la durée ?

22 km environ, j’ai beaucoup de variantes pour ne pas me lasser de mes trajets. Au plus rapide c’est 40 minutes mais il faudrait emprunter les routes fréquentées, je ne le fais jamais.

Je me donne du temps pour flâner, emprunter des ruelles, entretenir les sentiers, échanger quelques mots avec ceux que je croise.

Découvrir des sentiers insolites (chemin du Puits Fleuri, à l’est de la chapelle Saint Roch à Valbonne)

Que transportez-vous (repas, ordinateur, vêtements de change, enfants, …) ?

Les vêtements du jour au bureau (j’ai des chaussures qui restent au bureau), un casse-croûte, un nécessaire de réparation, une pompe, un sécateur, une scie pliante, des gants anti-ronces, un imperméable de poche.

Qu’est-ce-qui vous plait le plus dans le fait d’aller au travail à vélo ?

Je transforme la contrainte du trajet domicile-bureau en un moment de plaisir et de liberté. Je me rapproche de la nature. Je compense la sédentarité et l’asthénie d’un boulot bidon par un peu d’activité.
Le matin, le vélo me réveille ; le soir je passe mes nerfs sur les pédales, ça évacue le stress.

Connaissez-vous d’autres personnes qui se rendent à leur travail à vélo ?

Ils sont trois pelés et un tondu à vélotaffer dans le coin, je les croise parfois. A part ces rares exceptions, toutes mes connaissances ne se déplacent qu’en auto, même ceux dont le trajet est si court qu’ils pourraient le parcourir à pied. Je trouve ça absurde mais c’est leur problème, pas le mien.

Quand vous n’y allez pas à vélo, comment allez vous à votre travail ?

Covoiturage ou bus.

Quelles sont les raisons qui font que certains jours vous ne venez pas à vélo ?

La pluie ou une contrainte quelconque. Quand je ne viens pas travailler à vélo, c’est que quelque chose m’en empêche.

Qu’est-ce qui pourrait vous faire venir plus souvent à vélo ?

Des prévisions météo plus fiables, peut-être, puisque s’il est prévu de la pluie je me fais covoiturer par précaution.

Avez-vous une anecdote à partager ?

On me dit souvent que j’ai du courage de me déplacer à vélo. Cette remarque m’étonne toujours. Si j’avais besoin de courage, je ne le ferais pas. Au contraire, être privé de vélo me manque. Le seul courage de celui qui adopte le vélo au quotidien est d’avoir un jour décidé de changer ses habitudes.

Profiter de paysages et panoramas exceptionnels  (sentier qui relie le chemin du Moulin au chemin des Groules au sud-ouest de Chateauneuf de Grasse).

Equipement sur le lieu de travail

Votre lieu de travail propose-t-il :

  • Des parkings sécurisés ?
    • Non. J’attache mon VTT à une rampe avec un antivol en U.
  • Des vestiaires/douches ?
    • Oui.
  • Des casiers pour stocker vos affaires ?
    • Non. Je range des chaussures dans un carton sous le bureau.
  • Un lieu pour faire sécher vos affaires ?
    • Non. Pas même un porte-manteaux.

Votre équipement

Haut : en tissus techniques, sèchent vite et évitent la transpiration. En été, un marcel. À mi-saison, un maillot manches longues. En hiver, chandail technique, softshell gore-tex en coupe-vent.

Bas : Un short, un pantacourt en cordura, un pantalon de descente par temps très froid.

En cas de pluie : panoplie de pluie complète, rarement efficace plus de quelques minutes.

Quand il fait froid : plastron moto, tour de cou, cagoule, sous-gants en laine mérinos, moufles millet. Par temps vraiment froid, sur-cagoule canadienne portée par-dessus le casque.

Pour les pieds j’ai une paire de chaussures d’une pointure et demie au dessus de ma pointure : je peux porter des chaussettes en laine voire des sur-chaussettes windstopper sans être serré.

Pantacourt et marcel pour la tenue d’été.

Entretien du vélo

Qui fait l’entretien de votre vélo ? Magasin de cycles, grande surface, vous-même, atelier participatif…

Chaque jour : vérification de la pression des pneus et du klaxon, de l’éclairage et de la charge de la batterie.
Transmission : remplacement de la chaîne et de la cassette assez fréquents, c’est une conséquence du moteur-pédalier.
Suspension : une fois par an et encore.
Je nettoie rarement, un coup de jet d’eau à chaque mort d’évêque.

Vos autres trajets à vélo

Votre vélo vous sert-il à d’autres trajets ?

Mon vélo à assistance ne me sert que pour le vélotaf parce qu’il me permet de gagner du temps sur les montées interminables. J’ai d’autres vélos bien plus ludiques pour mes loisirs.

A quelle fréquence utilisez vous votre vélo ?

Mon VAE tous les jours de la semaine, mes autres VTT pour le week-end.

Pouvez-vous détailler un de vos trajets ?

Souvent j’emprunte l’ancienne voie de chemin de fer avec ses ponts, ses tunnels et ses murs de pierres couverts de végétation.
Je passe par le centre d’un village perché, on y voit parfois la silhouette de la Corse se découper sur le soleil levant.
Je descends par un sentier herbeux jusqu’à une rue puis je longe un golf, j’y rencontre souvent des lapins.
Je passe devant une chapelle, je remonte une rue qui redescend vers une rivière que je longe jusqu’à un terrain de pétanque.
De là, je traverse un quartier de pavillons, je traverse une forêt par des sentiers ludiques, puis toute la voie verte de Sophia et enfin je remonte la route des Dolines.

Souvent sur mon trajet je marque une pause, là pour admirer le panorama, ici pour couper des ronces, là pour ramasser un détritus que je jetterai plus loin dans une poubelle…

Emprunter des vestiges historiques (pont de l’ancienne voie de chemin de fer à Le Bar sur Loup).

Avez-vous essayé le voyage à vélo ?

C’était il y a longtemps. Pour voyager à vélo, il faut une monture adaptée au cyclotourisme, ce qui n’est pas mon cas. En revanche quand je visite une grande ville, je ne rate jamais l’occasion de la découvrir en vélib’, vélo’v, biclou, v’cub, idécycle, v’hello, etc.

Si vous deviez donner un conseil à quelqu’un qui envisage d’aller au travail à vélo, quel serait-il ?

Les premiers temps, la logistique pose souvent problème. Il faut du temps pour la mettre en place, trouver ses marques, sans enquiquiner ses collègues. Puis on laissera sur place ce qu’on n’a pas envie de transporter tous les jours, par exemple quelques paires de chaussures qui s’accorderont avec votre garde-robe, un déodorant, une serviette, un peigne… On saura aussi s’aménager un coin vélo où on laissera l’antivol.
Ensuite il faudra apprendre à cohabiter avec les automobilistes, on y échappe difficilement. Parfois on devra s’imposer sur la chaussée, et défendre le peu de place qu’on nous y laisse. Heureusement, tous les automobilistes ne sont pas des fous dangereux et les chemins sans voiture sont nombreux, il suffit de les chercher.

Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

Quand je suis privé de vélo pendant plusieurs jours, j’ai hâte de le retrouver, mes trajets à vélo me manquent. Ça ne m’est jamais arrivé avec une auto. L’auto est une contrainte, le vélo est un plaisir. Et ce plaisir, tant qu’on est en bonne santé, on peut en jouir tous les jours.

Vous l’aurez deviné en lisant mon témoignage : je ne suis pas un évangéliste du vélotaf mais néanmoins toujours heureux de donner conseils, solutions et tuyaux à ceux qui ont envie de vélotaffer. Ceux qui n’aiment pas le vélo, de toutes façons, trouvent toujours des excuses censées justifier qu’ils s’entravent dans leur auto, eh bien tant pis pour eux.

Se faire plaisir dans des singles ludiques en allant au bureau (piste de la Boyère, dans le parc de la Brague entre les vallons Martin et Bruguet à Sophia Antipolis).


 

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