Parlons Vélo ! Carte postale à nos députés pour soutenir le plan Vélo de la ministre

Appel de la FUB aux sympathisants vélo

Grâce à la massivité des 113 009 réponses au baromètre Parlons vélo, la Fédération des usagers de la bicyclette a obtenu des engagements forts de la ministre des Transports : “un plan vélo sincère, structuré et financé” (voir la vidéo).

Mais maintenant que cet engagement est acquis, il est nécessaire d’aider la ministre à obtenir l’arbitrage auprès du Premier ministre et du Président de la République.

La FUB a axé ses propositions sur 3 demandes (en savoir plus) :

  1. Un fonds national vélo de 200 millions d’euros par an
  2. L’indemnité kilométrique vélo généralisée
  3. Le retour du bonus pour les vélos à assistance éléectrique (VAE)

Pour ce faire, elle propose à chacun une action simple : envoyer des cartes postales à tous les député-e-s et sénateurs·trices qu’on souhaite pour leur demander de plaider en faveur d’un tel financement.

Comment faire?

  • Pour envoyer des cartes postales numériques, ça prend 2 minutes en cliquant ici
  • Pour amplifier la mobilisation, vous pouvez également poster la carte sur les réseaux sociaux.
  • Pour récupérer une carte postale réelle à envoyer au président de la République (sans affranchissement), au premier ministre, ainsi qu’à tous les députés que vous voulez :
    • Retrouvez Choisir le Vélo sur les événements suivants :
      • les 21/22 avril à Biot pour le 4e festival d’innovation écocitoyen de Biot
      • le 29 avril à Cannes sur le boulevard du midi partagé
      • A l’atelier participatif de Grasse.
    • Ou trouvez une autre association FUB de votre choix 

Engagez-vous pour un plan national vélo financé et structuré

Voici par exemple le contenu de la carte qu’a envoyée un adhérent de Choisir Le Vélo aux députés des Alpes-Maritimes :

“Monsieur le député, Madame la députée,

Je vous envoie ce mail pour vous demander de prendre en considération l’urgence d’une action concrète et efficace pour l’avenir du vélo en France.

Comme ça l’a été démontré à plusieurs reprises, et en particulier pendant les assises de la mobilité (par exemple dans le rapport du Shift Project : https://theshiftproject.org/article/publication-du-rapport-decarboner-la-mobilite-dans-les-zones-de-moyenne-densite-cest-possible/), le vélo est de loin le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour améliorer nos émissions de gaz à effet de serre. Il en résulte d’un principe physique simple : il faut moins d’énergie pour déplacer un véhicule plus léger.

La France est à la traîne, à la fois en matière d’équipement, d’infrastructures, et de mentalités.

Les détracteurs nous disent que le vélo n’est pas pratique quand il pleut, mais pourtant ça n’a pas l’air d’empêcher nos voisins Danois ou Hollandais de s’y mettre massivement (et on ne peut pas dire que notre climat soit comparable !).

Ils nous disent aussi qu’avec notre relief, le vélo n’est pas utilisable – c’est sans compter avec les vélos électriques, qui permettent de garder une moyenne de 25km/h même dans les montées les plus raides (ce qui est plus rapide que la moyenne de déplacement des voitures aux heures de trafic…).

Ils nous disent encore que les vélos électriques sont chers – mais toujours moins qu’une voiture qui revient à 5 ou 6000 euros par an, et surtout peu chers quand on considère la facture du réchauffement climatique, et son cortège de catastrophes dont les coûts seront d’une autre mesure…

Vous pouvez nous aider, Monsieur le député, car l’action publique est cruciale ici. Construisez des pistes cyclables et les gens les utiliseront.

Rétablissez les aides à l’achat de vélos électriques.

Rendez systématiques l’indemnité kilométrique vélo. Savez-vous qu’un des plus gros employeurs de votre circonscription donne une prime de 60€ à ses employés s’ils viennent en voiture individuelle ? Un salarié qui voudrait venir en vélo a la triple peine : il perd l’aide de son employeur et il n’a pas d’aide pour son vélo, tandis qu’enfin il doit payer pour garder son véhicule stationné en ville… Voyez-vous où les politiques publiques pourraient avoir un impact ?

L’utilisation de la voiture individuelle pour les trajets quotidiens correspond grosses mailles à 1T de CO² émises par conducteur – c’est la moitié de notre objectif annuel d’émission par individu de la COP21. Aujourd’hui, nous dépassons allègrement les 8T, et nous ne prenons pas du tout la bonne pente pour arriver à cet objectif. Abandonner la voiture individuelle ne doit pas être seulement un slogan qu’on affiche dans les écoles dans les journées de la mobilité, il faut passer à une vitesse supérieure, changer de braquet, et mettre notre action et notre financement là où l’impact est le plus fort.

Je compte sur vous et sur l’ensemble des députés pour appuyer largement pendant les débats à l’assemblée afin que la France ne soit plus à la traîne mais qu’elle devienne au contraire le fer de lance d’une nouvelle mobilité moins chère, plus sûre, moins polluante, et qui améliore notre santé !”

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